Nous informons, nous communiquons
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Allocution lors d'un briefing du Conseil de sécurité de l'ONU sur la situation en république démocratique du Congo

Merci, Monsieur le Président. Monsieur le Président, Monsieur le Représentant spécial Zerrougui, merci de vos exposés. Nous apprécions ce que vous

Merci, Monsieur le Président. Monsieur le Président, Monsieur le Représentant spécial Zerrougui, merci de vos exposés. Nous apprécions ce que vous faites pour que le Conseil de sécurité soit continuellement tenu informé des progrès réalisés en vue des élections en RDC.

Nous tenons à tout particulièrement remercier Mme Masika Bihamba de sa présence dans les salles du Conseil aujourd'hui. Nous avons tous été émus de votre témoignage concernant les menaces que subissent les femmes en RDC et inspirés par votre courage à rechercher protection, soins et justice pour les survivantes de la violence sexuelle et sexiste. Merci de votre leadership.

Hier était un jour important marqué par l'ouverture de la période d'inscription des candidats en RDC. Comme nous l'avons dit à maintes reprises, nous attendons du président Kabila qu'il se conforme à la constitution de la RDC et à l'accord de décembre 2016. Selon la loi congolaise il n'est pas éligible et ne peut pas briguer de troisième mandat. Les États-Unis déplorent que le président Kabila n'ait pas profité de son discours au Parlement du 19 juillet pour mettre fin à l'incertitude régnante concernant ses intentions.

En ce qui concerne la préparation des élections, la date du 23 décembre approche à grands pas. Ce Conseil a autorisé la MONUSCO à fournir un soutien logistique aux élections, et nous attendons du gouvernement de la RDC qu'il mette à profit ce soutien apporté par la MONUSCO. Il est absolument essentiel que la Commission électorale nationale indépendante fasse des demandes détaillées de soutien logistique à la MONUSCO, et qu'elle les fasse en temps opportun. Nous n'avons pas encore eu la chance de voir la manière dont la Commission électorale pourrait organiser des élections sans l'assistance de la MONUSCO, et celle-ci ne peut attendre la dernière minute pour mettre un plan à exécution.

De plus, la Commission doit prendre des mesures pour s'assurer que les électeurs puissent voter par l'intermédiaire d'un mécanisme éprouvé, digne de confiance et qui garantisse le secret du vote, à savoir les bulletins de vote papier. Le déploiement pour la première fois de plus de 100000 machines à voter électroniques non familières, non testées et potentiellement inutilisables lors d'une élection nationale cruciale constitue un risque énorme et inutile. Qu'est‑ce que les autorités congolaises envisagent de faire si ces machines à voter non testées venaient à mal fonctionner le jour du scrutin, compromettant ainsi la crédibilité des résultats ? Un plan de secours est-il en place ? Et si oui, lequel ?

Nous ne devons pas perdre de vue non plus les violences dont nous avons été témoins récemment dans l'est de la RDC. Les États-Unis saluent la réponse rapide de la MONUSCO aux affrontements survenus à Bijombo ce mois-ci, mais restent profondément préoccupés par les signalements faisant état de violations des droits de l'homme, avec des dizaines de milliers de personnes fuyant les violences. En définitive, les violences dans l'est de la RDC et dans d'autres parties du pays ne se relâcheront pas sans des élections authentiques, crédibles, inclusives et pacifiques, et sans que ne soit pris l'engagement de demander des comptes aux responsables de ces violences. Nous gardons en mémoire les meurtres des experts de l'ONU, M. Michael Sharp et Mme Zaida Catalan, et nous n'aurons de cesse d'insister pour que les responsables soient tenus responsables.

La communauté internationale partage ces préoccupations à l'unisson, comme en témoigne le communiqué conjoint émis la semaine dernière avec le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine. Nous exhortons les autres membres du Conseil de sécurité à promouvoir des élections bien planifiées, y compris par le biais de conversations bilatérales entre les membres, et à envisager la possibilité de sanctions ciblées contre ceux qui menacent la paix et la sécurité en RDC.

Le peuple congolais attend depuis près de deux ans l'occasion de pouvoir voter et choisir de nouveaux dirigeants, comme indiqué dans sa Constitution. Le président Kabila s'est engagé à plusieurs reprises à respecter la Constitution et à mettre en œuvre l'accord de décembre 2016. Nous sommes à cinq mois du jour du scrutin. Il n'est plus l'heure de tergiverser.

Merci.


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