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République centrafricaine : les volontaires de la Croix-Rouge « montrent le pouvoir de l'humanité »

Le secrétaire général de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) a salué «l'extraordinaire courage»

Le secrétaire général de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) a salué «l'extraordinaire courage» des volontaires et des employés de la Croix-Rouge centrafricaine, qui ont mené à bien des campagnes de prévention et de traitement du paludisme, du VIH et de la tuberculose à grande échelle dans un contexte extrêmement tendu et volatile.

Le paludisme est la première cause de maladie et de mortalité dans le pays, avec 40% des hospitalisations et des décès. Le VIH/sida et la tuberculose sont également des enjeux majeurs de la santé publique; on estime à 4,9% la part de la population séropositive au VIH et à 520 cas pour 100 000 habitants la prévalence de la tuberculose.

En 2013, au plus fort de la crise, la Croix-Rouge centrafricaine a lancé, en partenariat avec le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et la FICR, un projet visant à lutter contre ces maladies meurtrières et à mettre en place un système national de surveillance basé sur la téléphonie mobile pour compenser l'effondrement des mécanismes de veille sanitaire causé par plusieurs années de conflit.

«Notre estimation initiale quant au nombre d'établissements de soins que nous pourrions seconder dans les efforts de prévention du paludisme était de 166», a déclaré M. Sy. «Nous en avons touché 745. Au cours des deux années écoulées, les volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine ont distribué la plupart des 2,1 millions de moustiquaires imprégnées d'insecticide à longue durée d'action qui assurent aujourd'hui une protection vitale à plus de 60% des habitants du pays (chaque moustiquaire abritant généralement plusieurs membres d'une famille), y compris durant les périodes de violences les plus dramatiques», a poursuivi le secrétaire général de la FICR.

«Ils ont également procuré à plus de 25 000 personnes séropositives au VIH des traitements antirétroviraux, soit largement plus que l'objectif initial de 18 000 bénéficiaires.»

Grâce à ce programme, la République centrafricaine a pu étendre ses services de santé à un grand nombre de ses citoyens les plus vulnérables, et ce résultat a été obtenu sur fond d'une crise qui a entraîné le déplacement de plus d'un million d'habitants et en a laissé près de 2,1 millions dans un total dénuement, tout en menaçant de porter un coup fatal à un système de santé déjà très affaibli.

«Alors que le pays semblait au bord du gouffre, les volontaires de la Croix-Rouge sont parvenus à toucher les personnes les plus vulnérables et à améliorer de façon spectaculaire leurs conditions d'existence», a commenté M. Sy. «Cela illustre non seulement le courage et le dévouement de ces individus, mais aussi la capacité des organisations locales et de leurs membres à opérer efficacement dans des contextes où aucun autre acteur ne pourrait le faire.»

La Croix-Rouge centrafricaine compte plus de 12 000 volontaires qui assurent un large éventail d'activités à travers tout le territoire, allant des premiers secours aux services d'ambulances, en passant par les distributions de secours, l'approvisionnement en eau et l'assainissement, l'éducation pour la paix, les inhumations et le soutien psychosocial. Beaucoup d'entre eux subissent d'énormes tensions et s'exposent à des risques considérables dans l'accomplissement de leur mission humanitaire.

La FICR entend mettre à profit le succès de sa collaboration avec le Fonds mondial et ses autres partenaires pour renforcer encore ses programmes vitaux d'assistance à travers tout le pays.


Distribué par APO (African Press Organization) pour International Federation of Red Cross and Red Crescent Societies (IFRC).
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