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Une mission du FMI conclut sa mission dans le cadre des consultations 2017 au titre de l'Article IV et de la première revue de la Facilité Elargie de Crédit (FEC)

Les performances économiques récentes de Madagascar ont été encourageantes, avec une croissance du PIB de 4,2% en 2016 À moyen terme, les autorités

Les performances économiques récentes de Madagascar ont été encourageantes, avec une croissance du PIB de 4,2% en 2016 À moyen terme, les autorités visent à rompre avec le profil historique de faible croissance de Madagascar en augmentant les dépenses prioritaires et en accélérant les réformes structurelles Les autorités progressent dans le renforcement du cadre juridique et institutionnel pour améliorer la gouvernance et lutter contre la corruption

Une mission des services du Fonds monétaire international (FMI) conduite par M. Marshall Mills, Chef de Mission pour Madagascar, a séjourné à Antananarivo du 9 au 22 mars 2017 pour mener les consultations 2017 au titre de l'article IV et mener des discussions sur la première revue du programme de réformes économiques appuyé par la FEC[1]. À l'issue des discussions en cours, le Conseil d'administration du FMI pourrait examiner la première revue de la FEC ainsi que le rapport sur les consultations au titre de l'article IV au mois de juin 2017.

Au terme de la mission, M. Marshall Mills a fait la déclaration suivante :

« Les performances économiques récentes de Madagascar ont été encourageantes, avec une croissance du PIB de 4,2% en 2016. Les perspectives macroéconomiques à court terme sont généralement positives, portées par la croissance des investissements publics, le dynamisme soutenu des entreprises franches et la reprise dans le secteur minier. Cette perspective est assombrie par la sécheresse sur les hauts plateaux et le cyclone qui a touché le nord-est. L'impact final de ces deux chocs n'étant pas encore clairement établi, le Fonds poursuit les discussions avec les autorités et les partenaires techniques et financiers pour avoir une évaluation de l'ampleur des dommages et des financements nécessaires pour répondre aux besoins urgents. La croissance est projetée d'atteindre 4,3% en 2017, et l'inflation devrait rester contenue à 7,7%. Des évolutions extérieures positives antérieures au cyclone ont permis à la banque centrale d'augmenter substantiellement les réserves, qui ont atteint 1,12 milliards de dollars à fin février 2017.

« Bien que des défis subsistent, les autorités ont réalisé des progrès importants dans le cadre du programme soutenu par la FEC. Tous les critères de réalisation quantitatifs à fin décembre 2016 ont été respectés, soutenus par une politique monétaire prudente et une amélioration du recouvrement des recettes qui ont dépassé les objectifs. Le gouvernement a également mis en œuvre les mesures prévues pour la plupart des repères structurels du programme, quoique avec des retards pour certains.

« Les difficultés des entreprises publiques, en particulier JIRAMA et Air Madagascar, continuent de peser sur le budget et l'économie. Les difficultés de la société publique d'eau et d'électricité, JIRAMA, aggravées par la sécheresse, nécessiteront des transferts additionnels d'environ 0,5% du PIB. Néanmoins, la nouvelle équipe dirigeante est en train d'élaborer un plan d'affaires visant à restructurer les activités de la JIRAMA, ce qui contribuera à réduire les coûts, améliorer les revenus et contenir les besoins de transfert. Air Madagascar négocie un partenariat stratégique, qui devrait entraîner un transfert exceptionnel important du gouvernement afin d'éponger les pertes antérieures. Les services du Fonds et les autorités poursuivent les discussions sur la recapitalisation d'Air Madagascar, y compris l'obtention d'assurances de financement, ainsi que sur la restructuration de la JIRAMA.

« À moyen terme, les autorités visent à rompre avec le profil historique de faible croissance de Madagascar en augmentant les dépenses prioritaires et en accélérant les réformes structurelles. S'appuyant sur des promesses substantielles de dons et de prêts concessionnels obtenues lors de la conférence des bailleurs de décembre 2016, les autorités ont l'intention de stimuler les investissements et les dépenses sociales de façon soutenue de 2017 à 2019, tout en maintenant le risque de surendettement à un niveau modéré. Pour assurerla réussite de l'accroissement des investissements en minimisant les risques, les autorités vont renforcer leur capacité de gestion et de suivi. De nouveaux cadres législatifs et réglementaires sont également à l'étude pour les secteurs des mines, du pétrole et des zones économiques spéciales. Les services du Fonds ont mis l'accent sur la nécessité d'inciter d'une manière efficace l'investissement privé sans compromettre les objectifs clés du gouvernement, à savoir l'accroissement des recettes et la limitation des risques budgétaires.

« Les autorités progressent dans le renforcement du cadre juridique et institutionnel pour améliorer la gouvernance et lutter contre la corruption. Le gouvernement est déterminé à soumettre à la prochaine session parlementaire des projets de lois sur le recouvrement des avoirs illicites, la coopération internationale et la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. Il est important que l'adoption de ces textes soit suivie de leur mise en œuvre.

« La Banque centrale a réussi à maintenir un taux d'inflation stable tout en poursuivant des réformes pour améliorer l'efficacité de la politique monétaire et la stabilité financière. Le renforcement de l'efficacité des instruments de politique monétaire, qui nécessite un marché interbancaire et un système de pension livrée efficaces, constitue une priorité. Des réformes sont mises en place pour approfondir l'intermédiation et l'inclusion financière, à l'instar de la nouvelle loi sur la monnaie électronique. Les révisions en préparation de la loi bancaire et de la loi sur la microfinance renforceront la stabilité financière, de même que l'audit en cours de deux institutions financières non bancaires appartenant à l'État.

« La mission a rencontré le Président Hery Rajaonarimampianina, le Président de l'Assemblée Nationale Jean Max Rakotomamonjy, le Premier Ministre Olivier Solonandrasana Mahafaly, le Ministre des Finances et budget Gervais Rakotoarimanana, le Ministre de l'Économie et de la planification et le Ministre intérimaire de l'Energie et des Hydrocarbures Herilanto Raveloharison, le Gouverneur de la Banque Centrale Alain Rasolofondraibe, le Commissaire Général Léon Rajaobelina, et d'autres parlementaires, hauts fonctionnaires, ainsi que des représentants du secteur privé, de la société civile et des partenaires techniques et financiers.

« La mission saisit cette occasion pour remercier les Autorités Malagasy pour leur étroite coopération et de l'esprit constructif qui a animé les entretiens.»

[1] La FEC est un mécanisme de prêt qui permet d'accompagner des programmes de manière soutenue à moyen et à long terme, dans les cas de difficultés persistantes de balance de paiements. L'accord conclu avec Madagascar d'un montant de 220 millions de DTS (environ 304,7 millions de dollars ou 180% de la quote-part) a été approuvé par le Conseil d'Administration du FMI le 28 Juillet 2016 (voir Communiqué de presse No. 16/370).


Distribué par APO pour International Monetary Fund (IMF).

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