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Le comité pour l'élimination de la discrimination à  l'égard des femmes examine le rapport du Kenya

Le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes a examiné, hier, le rapport présenté par le Kenya sur les mesures que ce pays

Le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes a examiné, hier, le rapport présenté par le Kenya sur les mesures que ce pays a prises pour donner effet aux dispositions de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes.

Présentant ce rapport en vidéoconférence de Nairobi, Mme Sicily K. Kariuki, Secrétaire du Cabinet du Ministère des services publics, de la jeunesse et des affaires de genre du Kenya, a souligné que le Kenya est pleinement engagé à continuer dans la voie de la promotion et de la protection des droits des femmes et des jeunes filles. Les questions du genre sont pleinement intégrées dans la stratégie de développement du pays, a-t-elle indiqué.

Malgré les difficultés rencontrées dans le pays, le Kenya a réalisé des progrès depuis l'examen de son précédent rapport par le Comité, a poursuivi Mme Kariuki. Le pays continue à prendre des mesures d'éradication de toutes les formes de discrimination à l'encontre des femmes ; il a pris en ce sens plusieurs mesures, législatives et autres, afin de garantir l'égalité entre hommes et femmes, a-t-elle souligné. Au cours de ces six dernières années, a-t-elle précisé, plusieurs lois sont entrées en vigueur, parmi lesquelles la loi sur l'égalité, la loi sur la protection contre la violence domestique, la loi sur les biens fonciers, la loi sur l'interdiction des mutilations génitales féminines, la loi contre les violences sexuelles, la loi sur la nationalité et la loi garantissant l'incorporation des traités internationaux dans le droit interne.

Le Kenya a connu des transformations sans précédent concernant la participation politique des femmes, a ajouté Mme Kariuki. Le nombre de femmes élues a augmenté et les premières gouverneures femmes ont été élues dans le pays.

Le nombre de femmes qui sont nommées à des postes de responsabilité reste trop bas, a reconnu Mme Kariuki. En outre, les femmes et les filles font toujours l'objet de discriminations dans les domaines de l'accès au travail, de la santé ou de l'éducation, notamment. Le Parlement, quant à lui, n'a pas été en mesure d'adopter les lois nécessaires pour instaurer et garantir des quotas de femmes, notamment en son sein ; cependant, le Parlement se penche actuellement de nouveau sur ces questions, a indiqué Mme Kariuki.

La délégation kényane était également composée, entre autres, à Genève, de M. Stephen Ndung'u Karau, Représentant permanent du Kenya auprès des Nations Unies à Genève, et à Nairobi, de représentants du Conseil des Gouverneurs, du Département d'état sur les affaires de genre, de l'Université de Nairobi, de l'hôpital national Kenyatta, du Ministère des services publiques, de la jeunesse et des affaires de genre, du Ministère des affaires étrangères et du commerce international, et du Ministère de l'éducation.

La délégation a répondu aux questions qui lui étaient adressées par les membres du Comité s'agissant, entre autres, de l'interdiction de toute forme de discrimination contre les femmes ; de la transmission de la nationalité ; de la coordination entre les différentes institutions nationales des droits de l'homme ; des violences domestiques ; de la traite des êtres humains ; de la représentation des femmes et de leur accès à l'emploi ; des mutilations génitales féminines ; ou encore de la législation relative au statut personnel, du mariage, de la polygamie, et de l'avortement.

Une experte a regretté que le rapport date d'il y a trois ans. Elle a demandé si un cadre législatif avait été mis en place pour mettre en œuvre les recommandations du Comité. L'experte a en outre déploré la réduction de l'espace accordé à la société civile et les menaces proférées durant la période électorale à l'encontre de femmes défendant les droits humains.

Une autre experte a demandé quel était le rôle des tribunaux islamiques (kadhi, tribunaux de premier degré) et comment les autorités faisaient en sorte que le fonctionnement et les jugements de ces tribunaux ne soient pas discriminatoires à l'encontre des femmes.

Une experte a regretté la persistante de violences à l'encontre des femmes, de la polygamie et des mutilations génitales féminines.

Le Comité adoptera ultérieurement, lors de séances à huis clos, ses observations finales sur le rapport du Kenya, qu'il rendra publiques à l'issue de la session, qui doit clore ses travaux vendredi 17 novembre prochain.

Le Comité entamera ce matin, à 10 heures, l'examen du rapport d'Oman (CEDAW/C/OMN/2-3).


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