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Ressortissants congolais retournés de l'Angola : Rapport de situation No.2 (en date du 31 octobre 2018)

Ce rapport a été produit par OCHA RDC (https://www.UNOCHA.org/DRC) en collaboration avec les partenaires humanitaires. Il couvre la période du 16 au

Ce rapport a été produit par OCHA RDC (https://www.UNOCHA.org/DRC) en collaboration avec les partenaires humanitaires. Il couvre la période du 16 au 31 octobre 2018. Un troisième rapport sera publié aux environs du 16 novembre pour présenter une mise à jour.

Télécharger le rapport :http://bit.ly/2AG24Xn

Faits saillants

Au moins 347 100 ressortissants congolais sont retournés d'Angola entre le 1er et le 29 octobre 2018, et l'afflux continue.

La Coordonnatrice humanitaire a conduit une délégation humanitaire de haut niveau à Kamako (province du Kasaï) et Kananga (province du Kasaï central) du 24 au 25 octobre.

Les acteurs humanitaires élaborent actuellement une stratégie et un plan de réponse.

Chiffres clés

347 100 Ressortissants congolais arrivés de l'Angola (Au 29/10)

9 942 Personnes vulnérables atteintes par des activités de première urgence (Au 26/10)

630 Enfants nonaccompagnés et enfants séparés (Au 26/10)

251 Cas de protection répertoriés parmi les arrivants à Kamako (Au 22/10)

Aperçu de la situation

Entre le 1er au 29 octobre, la Direction Générale de Migration (DGM) a enregistré un total de 347 100 ressortissants congolais retournés de l'Angola, qui ont été accueillis dans 4 provinces (Kasaï, Kasaï Central, Kongo Central et Kwango). Parmi eux, la DGM décompte 280 054 retournés volontaires et 67 006 expulsés.

Le Kasaï est la province la plus affectée, accueillant 97 pour cent des retournés volontaires et 53 pour cent des expulsés. La vaste majorité est en premier lieu accueillie à Kamako. Alors que dans le Kasaï Central, les personnes retournées sont principalement accueillies dans la zone de santé de Luambo, Territoire de Luiza. Des milliers d'autres personnes expulsées sont arrivées dans les zones de santé de Tshibala, Yangala, Masuika et Kalomba et les chiffres sont en cours de validation.

Dans la Province du Kwango, le nombre de retournés au 10 octobre dans la zone de santé de Tembo est de 20 710 personnes, selon les autorités provinciales. Selon la DGM, il s'agit principalement d'expulsés, parmi lesquels 72 pour cent sont des hommes. Ces expulsés sont principalement localisés dans les zones de santé de Tembo et Kahemba, et ont une forte tendance à se diriger vers les localités de Tembo, Gungu, Feshi et Kikwit (plus de 300 à 500 km à pied). Selon les partenaires humanitaires, la province de Lualaba rapporte egalement quelques milliers de retournés dans les territoires de Kapanga et de Dilolo, laquelle information nécessite encore d'être corroborée.

Le système de veille humanitaire assuré par l'ONG Caritas, et couvrant toutes les provinces affectées, rapporte le ralentissement de la tendance générale du retour notamment dans les provinces du Kasaï (zones de santé de Kamonia et Mutena) et du Kwango (zone de santé de Tembo et Kahemba). Par ailleurs, la tendance reste croissante dans la province du Kasaï Central (Zones de santé de Luambo, Kalomba et Tshibala).

Les retournés présentent des besoins dans plusieurs secteurs. Selon des sources sanitaires, 1 517 malades ont été prise en charge dans les deux principaux centres de santé (CS) de Kamako, à savoir le CS Kamako-Etat et le CS SALAM. Parmi ces malades on signale 711 cas de paludisme, 309 cas d'infections sexuellement transmissibles (IST), 106 cas d'IRA, 73 cas de diarrhée, 54 cas de plaies ou traumatisme, 62 cas de MAS, 66 cas de varicelles, 18 cas de conjonctivites, 13 cas de violences sexuelles, 93 cas de tuberculose, et 12 cas de fièvre typhoïde. Au total 20 décès serait déjà enregistré principalement suite à la sous-alimentation.

Selon les chiffres de la DGM, 89 640 retournés volontaires et expulsés (soit 18 pour cent du total) sont des enfants.

Le 30 octobre, UNICEF a émis une déclaration pour exprimer son inquiétude concernant le sort de ces enfants et leurs familles. L'Agence met en exergue leur accès limité à l'eau potable, aux soins de santé primaire et à l'éducation, rappelant que « des milliers d'enfants marchent sur de longues distances, exposés aux intempéries, à la faim, à l'insécurité et au risque de violence ».

La réponse humanitaire s'organise timidement dans la Cité de Kamako (Territoire de Kamonia), mais les besoins exigent plus de moyens et plus de rapidité pour éviter une catastrophe humanitaire dans le Territoire de Kamonia déjà fragilisé par la crise Kamuina Nsapu et les conflits interethniques. De plus, les grands défis logistiques pourraient avoir un impact important sur l'acheminement de l'assistance et le transport des retournés vers leurs destinations finales.

La zone de santé de Kamonia compte 28 sites temporaires d'accueil des retournés. Les listes de retournés par site sont en cours de finalisation dans le cadre de la facilitation proposée par le Gouvernement provincial concernant le transport vers les zones de provenance. Toutefois, la problématique de l'évacuation des retournés vers leurs destinations finales reste encore non résolue. Des discussions sont en cours entre le Gouvernement et les humanitaires, notamment avec le HCR, en vue de répondre à ce besoin. Selon les autorités provinciales, près de 75 000 retournés ont l'intention de rester à Kamako L'Angola aurait donné un nouveau délai de retour forcé des ressortissants congolais au 31 octobre 2018, ce qui pourrait expliquer le ralentissement des flux observés. Pour rappel, le premier délai de 15 jours avait pris fin au 4octobre 2018, date à laquelle, le retour volontaire avait cédé au retour forcé


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