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Tournée du Ministre de l'Agriculture, de l'Élevage et de la Pàªche : Les producteurs de soja en phase avec le Président TALON

Le Ministre de l'Agriculture, de l'Élevage et de la Pêche a entamé, le jeudi 13 avril 2023, ses rencontres de restitution aux producteurs agricoles

Le Ministre de l'Agriculture, de l'Élevage et de la Pêche a entamé, le jeudi 13 avril 2023, ses rencontres de restitution aux producteurs agricoles des décisions prises lors de la séance avec le Chef de l'État sur le soja et le coton. Occasion pour les producteurs de dire leur satisfaction aux mesures prises par le Président Patrice TALON pour sauver la filière soja.

Les producteurs agricoles, notamment les sojaculteurs, sont en phase avec le Chef de l'État. Ceux de Nikki et de Banikoara l'ont clairement signifié au Ministre Gaston Cossi DOSSOUHOUI. Le mardi 11 avril 2023, Patrice TALON a décidé de fixer le prix d'achat du soja conventionnel à 270 FCFA, du soja dégradé à 250 FCFA et du soja biologique à 320 FCFA. Ceci pour permettre aux sojaculteurs d'écouler les stocks invendus estimés entre 150.000 et 182.500 tonnes.

Les producteurs de Nikki, le jeudi 13 et leurs collègues de Banikoara, le vendredi 14 avril 2023, ont salué ces mesures du Chef de l'État et de son Gouvernement en faveur des sojaculteurs. « C'est un grand soulagement pour nous, car l'argent du soja permet de prendre rapidement en charge certaines charges dont la scolarité des enfants ». Ils se sont d'ailleurs fortement mobilisés pour dire leur satisfaction au Président de la République, via son ministre en charge de l'Agriculture, Gaston Cossi DOSSOUHOUI. Occasion pour le Ministre de faire certaines clarifications, notamment sur l'instauration de redevances sur certaines productions agricoles exportables.

« Le caïman ne trouble pas son marigot. Combien de paysans ont vendu leurs productions et le gouvernement leur a prélevé des impôts ? Jamais. Mais pour produire, il faut de l'engrais. Seulement, l'engrais est de plus en plus cher sur le marché international. Si on doit céder l'engrais aux producteurs au prix normal, ils ne peuvent l'acheter. Le Gouvernement a subventionné l'engrais pour céder le sac à 14.000 FCFA au lieu de 28.000 FCFA. Et cet argent qui a servi à assurer cette subvention, a été mobilisé grâce aux cotonculteurs, aux égreneurs et au Gouvernement. Cela a coûté au bas mot 55 milliards. Pour la prochaine campagne agricole, ce serait encore le cas. L'engrais est toujours cher. Mais il faut trouver cet argent quelque part. C'est ce qui justifie la mise en place d'un mécanisme pour prendre les redevances sur des productions exportées et transformées ailleurs. Cela profite aux exportateurs et aux pays où ces productions sont transformées, au détriment des braves producteurs béninois et à notre pays. La deuxième raison qui fonde l'instauration des redevances, c'est que nos productions transformées ailleurs créent des emplois et des valeurs ajoutées ailleurs. Qui perd ? Ce sont les producteurs béninois et le Bénin. On dit qu'on fait la guerre au soja au profit du coton. Mais ce que beaucoup ignore, c'est le coton qui génère plus de ressources aux caisses publiques. Plusieurs dizaines de milliards. Mieux, on ne peut encourager la mono culture, car elle est dangereuse. La mono culture est un cancer pour la productivité et détruit les sols. Il est indispensable de faire de la rotation culturale. Donc, dire que nous faisons la guerre au soja au profit du coton, c'est faux ».

Les ambitions du Gouvernement pour son agriculture

Le Bénin ambitionne de devenir une puissance agricole et œuvre pour y parvenir, a expliqué le Ministre DOSSOUHOUI. « Le Gouvernement ambitionne pour les prochaines campagnes agricoles de produire au moins un million de tonnes de soja, un million de tonnes de riz et un million de tonnes de coton. Le Gouvernement va œuvrer pour la diversification agricole. Il va donc faciliter aux producteurs les facteurs de production, c'est-à-dire la mise à disposition de semences et des pesticides de qualité. Le Gouvernement va continuer à subventionner l'acquisition des machines agricoles afin de réduire la pénibilité au travail. Le Gouvernement béninois œuvre pour faire du Bénin une puissance agricole. Puis il travaille à installer des industries agricoles dans lesquelles seront transformées les productions pour créer des emplois et de la valeur ajoutée dans notre pays ». Pour le ministre, le processus est irréversible. Le cap est donné.

Après Nikki et Banikoara, Gaston Cossi DOSSOUHOUI, accompagné, entre autres, des présidents des producteurs de soja et de coton, ira également à la rencontre des producteurs de Tanguiéta, de Djougou, de Ouessè, de Doumè et de Djidja. La tournée prendra fin le mardi 18 avril 2023.


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