Nous informons, nous communiquons
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Remarque du Chef de Cabinet des Nations Unies, Edmond Mulet, à  l'Assemblée Générale sur l'exploitation et les abus sexuels

Je vous remercie de me donner l'occasion de faire le point avec vous, au nom du Secrétaire général, sur les informations alarmantes qui ont été

Je vous remercie de me donner l'occasion de faire le point avec vous, au nom du Secrétaire général, sur les informations alarmantes qui ont été communiquées récemment et selon lesquelles des agents de maintien de la paix des Nations Unies se seraient livrés à des actes d'exploitation sexuelle et à des atteintes sexuelles.

Le 10 mars, le Secrétaire général a exprimé au Conseil de sécurité son désarroi face aux dommages qu'infligent les membres du personnel des Nations Unies qui commettent des actes d'exploitation sexuelle et des atteintes sexuelles contre ceux-là mêmes auxquels ils devraient apporter l'espoir.
Ceux qui commettent des actes odieux contre les populations fragiles qu'ils ont pour mission de protéger ne font qu'aggraver la détresse de celles-ci et provoquent de terribles dommages.
Comme l'a indiqué le Secrétaire général, ces agissements sapent la confiance entre l'ONU et ses bénéficiaires, trahissent les valeurs et les principes que l'Organisation est censée défendre, et ternissent la crédibilité des opérations de maintien de la paix des Nations Unies et de l'Organisation dans son ensemble.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,
Les allégations qui ont été portées ces dernières semaines, et tout au long de l'année écoulée, montrent combien il importe que nous unissions nos forces pour lutter contre ce fléau.
En juin 2015, nous avons tous été profondément consternés par les accusations selon lesquelles les forces militaires étrangères en République centrafricaine auraient perpétré des actes d'exploitation sexuelle et des atteintes sexuelles contre des enfants.
Depuis, des actes du même type ont malheureusement continué d'être signalés en République centrafricaine et dans d'autres pays.
Le 24 mars, l'UNICEF a informé le Secrétariat et la MINUSCA qu'il avait reçu des informations selon lesquelles des soldats faisant partie des contingents des Nations Unies et d'autres se seraient rendus responsables d'actes d'exploitation sexuelle et d'atteintes sexuelles entre 2013 et 2015, dans la préfecture de Kemo.
Nous avons immédiatement pris des mesures pour offrir aux victimes, malgré le temps écoulé depuis les faits, la protection et l'assistance dont elles avaient besoin.
L'UNICEF, qui joue un rôle moteur dans l'appui aux victimes, a alloué des ressources supplémentaires aux efforts qu'il déploie à cet égard. Nous avons également chargé la Mission de réaffecter certaines de ses ressources financières de façon à répondre aux besoins urgents.
D'après les renseignements dont nous disposons actuellement, plus de 100 personnes ont porté des accusations aussi bien contre les forces des Nations Unies que contre des forces non onusiennes.
Les enfants représentent malheureusement l'écrasante majorité des victimes.
Je précise qu'à ce stade, ces informations n'ont pas encore été confirmées. Nous devons enquêter rapidement et avec professionnalisme pour en établir la véracité.
Les États Membres ont été informés que si ces allégations était confirmées par des éléments crédibles, elles seraient révélatrices, vu leur nombre, du caractère généralisé ou systématique des actes d'exploitation sexuelle et des atteintes sexuelles perpétrés. Conformément à la résolution 2272 (2016) du Conseil de sécurité, le Secrétaire général serait ainsi amené à décider de rapatrier les unités en question.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,
Je suis au regret de vous informer que la MONUSCO nous a également signalé 11 cas présumés d'exploitation sexuelle et d'atteintes sexuelles, qui ont tous donné lieu à des actions en reconnaissance de paternité.
Le pays fournisseur de contingents concerné a été officiellement informé de ces allégations et prié de faire immédiatement le nécessaire pour conduire une enquête. Lorsque les résultats en seront connus, le Secrétaire général déterminera si la situation justifie l'application d'une ou plusieurs des mesures prévues dans la résolution 2272 (2016) du Conseil de sécurité.
À la fin de mon intervention, M. Atul Khare, Secrétaire général adjoint, donnera des précisions sur les mesures prises face aux allégations qui ont été lancées récemment.
Mr. President, Excellencies,
Over several years, the General Assembly has approved many measures to help address the issue of sexual exploitation and abuse. The recent adoption by the Security Council of Resolution 2272 (2016) represents a further significant step in our collective efforts to prevent and combat sexual exploitation and abuse and the damage it causes.
The focus of our efforts remains that of seeking to prevent such abuses; to respond quickly and effectively to allegations that come to light; to protect and support victims; and to demand zero impunity – recognizing that in the case of uniformed personnel, accountability is a shared responsibility requiring action by Member States.
The Secretary-General outlined a robust programme of action in his latest annual report to the General Assembly on Special Measures on Protection from Sexual Exploitation and Abuse.
First, our main efforts must be to protect and support victims. As I have noted, UNICEF is playing a critical role in supporting these efforts.
In addition, the Secretary-General has recently established a trust fund in support of victims of sexual exploitation and abuse that will help provide them with the medical, psychosocial and legal services they need. The Secretary-General strongly urges all Member States to urgently make financial contributions to the fund to strengthen our capacity to provide victims with the necessary assistance needed at this time. We are also painfully aware that some of this assistance will be needed on a long-term basis. As such, Member States are encouraged to pledge financial contributions on a sustained basis into the future.
Secondly, we must ensure zero impunity. It is only by working with Member States, especially Troop Contributing Countries, that we will be able to ensure accountability and justice for the victims. The Secretary-General remains committed to working closely with you to ensure that the perpetrators of such abuses are held accountable.
Doing so demands the conduct of solid investigations that can withstand judicial scrutiny in disciplinary and criminal proceedings. It demands that all Member States live up to their responsibility to bring to justice those who have committed crimes while serving with the United Nations. Where individuals are found guilty, it requires the imposition of sanctions that are commensurate with the seriousness of the offences committed.
Civilian personnel who commit abuses must be similarly held accountable. As such, where United Nations personnel are alleged to have committed sexual exploitation and abuse, we will suspend the payment of certain funds due to them. The Secretary-General has asked Member States to agree to this money being transferred to the trust fund in support of victims, if the allegations are substantiated. I urge the General Assembly to agree to this proposal.
This year, for the first time, the Secretary-General's report on sexual exploitation and abuse names the countries of alleged perpetrators. This transparency will help us collectively ensure that every allegation of sexual exploitation or abuse is addressed quickly and thoroughly.
That is the only way in which we can begin to rebuild the trust of fragile communities and societies that have suffered so terribly from the criminal actions of a relatively small number of individuals.
Mr. President,
The Secretary-General's recent appointment of Ms. Jane Holl Lute as Special Coordinator on improving the United Nations response to exploitation and abuse, is a further reflection of his determination to tackle these crimes head-on.
Ms. Holl Lute will support the Secretary-General in strengthening the response of the United Nations to allegations of sexual exploitation and abuse. She will identify further measures to reduce incidents of sexual exploitation; to organize the fast provision of aid and other services to victims; to establish mechanisms for timely and effective investigations; and to improve public accountability.
Ms. Holl Lute is here today to respond to your questions and discuss the priorities she has identified, and how she intends to implement her mandate.
Mr. President, Excellencies,
This is a global issue. It is not confined to any one region, mission or nation. The United Nations must lead by example in confronting this criminal conduct, supporting victims and ensuring that blue helmets remain a beacon of hope for the people we serve.
While we continue to do everything we can to address SEA, we must also maintain the focus on the implementation of our peacekeeping mandates. Just last week, Under-Secretary-General Hervé Ladsous was in the Central African Republic to represent the Secretary-General at the inauguration ceremony of the newly elected President, Faustin Archange Touadera.
The United Nations is unwavering in its commitment to working in partnership with Member States to ensure that we take care of the victims, and ensure zero impunity. We are convinced that only determined collective action will bring results.
Thank you.


Distribué par APO (African Press Organization) pour United Nations - Office of the Spokesperson for the Secretary-General.
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